Moncler
Moncler Jackets
pandora halsband links of london charms mbt urheilu montblanc ingrid bergman osta levis farkut ray ban sunglasses runescape gold security camera systems thomas sabo günstig rs money kop pandora tiffany jewellery ghd styler mbt delle donne thomas sabo armbander meizitang slimming capsules replica gucci sale billige replica chanel cheap runescape money
Accueil
Nous joindre
Offres promotionnelles annonceurs
Profil r¨¦dactionnel
Profil des lecteurs
T¨¦l¨¦charger le Kit M¨¦dia
Équipe r¨¦dactionnelle
Abonnement
Archives ¨¦ditoriale
Emplois disponibles
Nos partenaires et collaborateurs
RÉSEAUX - Le journal du d¨¦veloppemenet ¨¦conomique et r¨¦gional au Qu¨¦bec

Vol. 1 No. 4 Juin - juillet 2004
Pour en finir avec la petite vie¡­
Peu importe les bons coups qu¡¯il pourra r¨¦aliser d¡¯ici la fin de son mandat, le gouvernement du Premier ministre Charest restera marqu¨¦ par l¡¯innommable besogne accomplie dans le d¨¦membrement de certaines grandes villes du Qu¨¦bec et surtout de la ville de Montr¨¦al. Ce qui s¡¯est produit ¨¤ Montr¨¦al, le 20 juin 2004, pourrait rester dans la m¨¦moire collective comme une brisure dont on mettra longtemps ¨¤ s¡¯en remettre.
Car elle fait renaître les clivages ¨¦conomiques et linguistiques dans une soci¨¦t¨¦ de plus en plus ¨¦galitaire et plurielle.
 


Pierre Drapeau

Yvon Leclerc

Personne n¡¯est dupe des propos triomphalistes du maire de Montr¨¦al, le 20 juin, ¨¤ l¡¯annonce des r¨¦sultats du vote sur les r¨¦f¨¦rendums. Il n¡¯avait pas besoin d¡¯en remettre autant, puisqu¡¯il n¡¯est pas responsable de ce gâchis. Par contre, on se serait attendu ¨¤ ce que le Premier ministre fasse preuve d¡¯un peu plus de discernement dans son analyse de la port¨¦e de ce vote. C¡¯est le contraire qui s¡¯est produit. Coll¨¦ ¨¤ son ¨¦lectorat anglophone traditionnel et hant¨¦ par le souvenir de l¡¯Union nationale de 1976 et du parti Égalit¨¦ de 1989, le Premier ministre a pr¨¦f¨¦r¨¦ fermer les yeux sur cette fracture dont on mettra longtemps ¨¤ se remettre. En fait, pour ce qui est de Montr¨¦al, il s¡¯agit d¡¯une double fracture, comme l¡¯ont si bien d¨¦montr¨¦ Pierre Drouilly et Alain-G. Gagnon dans l¡¯¨¦dition du Devoir du vendredi 2 juillet : une fracture linguistique et une fracture ¨¦conomique. Br¨¨che ouverte dans la solidarit¨¦ qui s¡¯¨¦difiait petit ¨¤ petit entre les communaut¨¦s anglophones et francophones depuis la « fusion » linguistique d¨¦coulant du projet de loi 101. Qu¡¯on en juge par ces seuls chiffres :• Montr¨¦al conserve 87 % de la population et une valeur fonci¨¨re cumulative de 80 %; c¡¯est donc dire que les 13 % de d¨¦fusionnistes disposent de 20 % de la richesse fonci¨¨re. Pire encore, affirment Drouilly et Gagnon, 200 000 d¨¦fusionn¨¦s poss¨¨dent une valeur fonci¨¨re moyenne par habitant de 120 000 $ alors que pr¨¨s de 1,4 million de fusionn¨¦s ont une valeur moyenne de 64 375 $.• Les dix villes les plus riches du Qu¨¦bec ont toutes d¨¦fusionn¨¦, sauf Sillery et Outremont. Parmi les huit autres, sept sont sur l¡¯île de Montr¨¦al et ¨¤ forte proportion anglophone. Nier tout clivage linguistique ¨¦quivaut ¨¤ prendre des vessies pour des lanternes. Et on s¡¯¨¦tonnera encore du cynisme de la population envers l¡¯un des m¨¦tiers qui devrait ¨ºtre perçu comme le plus noble qui soit.Puisqu¡¯il s¡¯agit bien d¡¯un clivage linguistique et ¨¦conomique. Preuve en est que les anciennes municipalit¨¦s ¨¤ fort pourcentage d¡¯allophones, et dont le statut socio¨¦conomique se situe sous la moyenne qu¨¦b¨¦coise, n¡¯ont pas ¨¦cout¨¦ le chant des sir¨¨nes d¨¦fusionnistes. M¨ºme les anglophones moins favoris¨¦s de LaSalle et de Greenfield-Park, de Lachine ou de Verdun n¡¯ont pas suivi le mouvement s¨¦cessionniste, selon les chercheurs Drouilly et Gagnon. Reste donc les anglophones riches, ceux qui ont toujours r¨¦sist¨¦ au projet de loi 101, m¨ºme lorsqu¡¯il fut adouci par G¨¦rald Godin et Claude Ryan. Les hommes et les femmes politiques qui croient que le

 

d¨¦veloppement d¡¯une communaut¨¦ humaine ne peut se r¨¦aliser qu¡¯avec l¡¯appui de tous ses membres portent le brassard des veill¨¦es fun¨¨bres. Cette vision commune et partag¨¦e de l¡¯avenir du Qu¨¦bec, que Camille Laurin et Claude Ryan, chacun ¨¤ leur façon et ¨¤ dix ans d¡¯intervalle, avaient r¨¦ussi ¨¤ construire, est maintenant mise ¨¤ mal. Surtout que la paix linguistique r¨¨gne en toute qui¨¦tude ¨¤ l¡¯Hôtel de ville de Montr¨¦al. Alors, pourquoi cette histoire d¡¯horreur qui fait rire de nous dans bien des coins du monde? Depuis quand l¡¯organisation administrative du territoire national appartient-elle aux ¨¦lecteurs des municipalit¨¦s? N¡¯en d¨¦plaise ¨¤ nos amis du monde municipal, l¡¯organisation du territoire appartient ¨¤ l¡¯État qui d¨¦l¨¨gue ¨¤ des administrations territoriales imputables certaines missions publiques. Ainsi en est-il des services ¨¤ la propri¨¦t¨¦, avec le municipal, des services d¡¯¨¦ducation, avec les commissions scolaires ¡ª et il aurait pu en ¨ºtre de m¨ºme dans le domaine de la sant¨¦, puisque la commission Rochon avait song¨¦ ¨¤ proposer des commissaires r¨¦gionaux ¨¦lus pour cette mission.Les villes de Laval, de Beauport, de Baie-Comeau et de combien d¡¯autres n¡¯auraient pas exist¨¦ si on leur avait propos¨¦ le projet de loi 9 sur les d¨¦fusions, au lendemain de leur fusion. Rappelons-nous Baie-Comeau¨CHaute-Rive!Mais, s¡¯agissant de Montr¨¦al, l¡¯effet est d¨¦sastreux. C¡¯est jeter par-dessus bord tous les efforts, populaires ou non, qui ont ¨¦t¨¦ entrepris pour construire une ville qui offrirait ¨¤ tous ses r¨¦sidents un cadre mobilisateur pour l¡¯avenir. Le d¨¦veloppement ¨¦conomique, social ou culturel ne se r¨¦alise pas dans la concurrence ou la rivalit¨¦. Au contraire! Il se fonde sur la collaboration et l¡¯engagement de chacun et chacune. C¡¯est la base m¨ºme du d¨¦veloppement local.Faible consolation qui, du reste, n¡¯en est pas une : l¡¯¨¦goïsme fiscal sera r¨¦duit par la contribution des contribuables des villes d¨¦fusionn¨¦es ¨¤ un conseil d¡¯agglom¨¦ration, patente technocratique servant de paravent moral ou ¨¦thique ¨¤ cette erreur soci¨¦tale. Faut dire que lorsqu¡¯on a les moyens de payer pour se r¨¦fugier dans sa superbe, on peut se permettre bien des exc¨¨s. Quand on est n¨¦ patricien, paraît-il, on n¡¯aime pas se m¨ºler ¨¤ la pl¨¨be.La seule note positive du projet de loi 9 se trouve dans les comp¨¦tences attribu¨¦es au futur conseil d¡¯agglom¨¦ration. On y ¨¦num¨¨re une bonne douzaine de fonctions dites r¨¦gionales dont le gouvernement pourrait s¡¯inspirer, s¡¯il choisissait d¡¯aller de l¡¯avant avec son projet de d¨¦centralisation en renforçant le cadre r¨¦gional de la MRC sans r¨¦duire la mission actuelle des municipalit¨¦s. Cet exercice permettrait de faire un choix de responsabilit¨¦s qui d¨¦passent le cadre territorial d¡¯une municipalit¨¦ et qui sont devenues indispensables ¨¤ notre vie moderne. Comme quoi il y a toujours un revers ¨¤ une m¨¦daille.

 

Ce qu¡¯il faut retenir de ce scrutin r¨¦f¨¦rendaire, c¡¯est que les Francophones, les Allophones et les Anglophones ¨¤ revenu modeste de Montr¨¦al pourraient bien ne pas oublier facilement d¡¯avoir ¨¦t¨¦ ainsi ¨¦tiquet¨¦s citoyens de seconde zone. (On avait presque fini par oublier Laurendeau-Dunton.) Ils pourraient avoir la m¨¦moire longue lorsque viendra le temps du jugement populaire. Ces « l¨¦gendes urbaines » ont eu des r¨¦percussions, r¨¦cemment, sur des ¨¦lections ¨¤ d¡¯autres paliers de gouvernement, comme dans le cas des ¨¦lections f¨¦d¨¦rales de 2000 et de celles du 14 avril 2003.On pourrait m¨ºme ¨¦tablir un parall¨¨le avec les ¨¦lections du 28 juin dernier. Dans ce cas, le vrai scandale des commandites ne se trouvait pas dans le gaspillage de fonds publics ¡ª encore que c¡¯est impardonnable ¡ª, mais dans la volont¨¦ des lib¨¦raux f¨¦d¨¦raux d¡¯acheter l¡¯adh¨¦sion des Qu¨¦b¨¦cois et des Qu¨¦b¨¦coises ¨¤ grand renfort de publicit¨¦, comme on vend de la poudre ¨¤ lessive. Les ¨¦lecteurs n¡¯oublient pas facilement les affronts ¨¤ leur dignit¨¦. Et c¡¯est bien de cela qu¡¯il s¡¯agit, dans le scrutin s¨¦cessionniste de Montr¨¦al, le 20 juin dernier, comme dans celui du 28 juin.Il ne suffit pas d¡¯¨ºtre habile pour exercer avec succ¨¨s le m¨¦tier de politicien. Pour acc¨¦der au panth¨¦on de l¡¯histoire, il faut bâtir plutôt que d¨¦bâtir.Côt¨¦ vision, le docteur Laurin nous manque!

 



nike dunks wholesale jerseys